Keren Ann & le Quatuor Debussy

Jeudi 14 juillet à 21h
Saint-Julien-en-Saint-Alban, Parc Émile Planet
Avec Keren Ann (chant, piano, guitare) & le Quatuor Debussy
1ère partie Axelle Fanyo (soprano, artiste génération Spedidam)

« Une rencontre au cœur des émotions »

Quand l’un des plus éminents quatuors à cordes français rencontre une songwriteuse à la renommée internationale, la magie est au rendez-vous. Trente ans que le Quatuor Debussy multiplie les collaborations avec des artistes de tous les horizons. Inévitablement, son chemin a croisé celui de Keren Ann, à laquelle il offre un écrin incomparable. En huit albums et vingt ans de carrière (compositrice du mythique Jardin d’Hiver au plus récent Bleue), Keren Ann a construit un répertoire élégant et cosmopolite, entre folk et rock. Avec la sortie récente de leur album commun, elle a trouvé avec le Quatuor Debussy une harmonie parfaite pour revisiter son impressionnant répertoire. Un concert en deux parties, pour deux fois plus de bonheur. Cette soirée bénéficiera en effet d’une première partie assurée par Axelle Fanyo, la nouvelle voix d’or de l’opéra français.

En accord avec Caramba Culture Live et Rain Dog Productions. En partenariat avec Julb’en Scène Festival.

Programme :

  • Répertoire de Keren Ann, arrangé spécialement pour quatuor à cordes

Tarifs : 25€ / 20€ réduit / Gratuit -12 ans (tarifs & offres)

 

Billetterie en ligne

+ Découverte

Accès au lieu de concert dès 19h “Dégustation de vin, plateaux ardéchois et produits locaux“, organisée par le Festival Julb’en Scène et le Domaine Notre-Dame de Cousignac.

Une tournée, puis un disque…

« Il y a quelques rencontres dans la vie où la vérité et la simplicité sont le meilleur manège du monde » écrivait La Bruyère dans ses Caractères. Ainsi de celle entre Keren Ann et le Quatuor Debussy, rencontre funambule née du hasard volontaire d’un concert d’octobre 2017 programmé à La Chapelle de La Trinité de Lyon. Où le quatuor classique lyonnais, connu pour ses métamorphoses et son art du décloisonnement, était invité à venir habiller de cordes quelques-unes des plus belles chansons de la chanteuse-songwriter dans un cadre singulier et magique. L’exercice ne pouvait que plaire à Keren Ann, habituée des changements de pieds, des voyages, au long cours comme immobiles, géographiques comme musicaux, entre les États-Unis et la France, et même l’Islande ; la chanson, le folk ou le rock; la scène et la musique pour le cinéma, la danse et l’opéra.

Ce soir-là, précédé de rares répétitions, jaillissait sur scène, dans l’entrelacs à nu et ténu de la guitare électrique de Keren Ann, à la fois brute et empreinte de douceur, et les enveloppements et envolées de cordes du Quatuor déployés en nappes ou en tourbillons, un moment de pure alchimie. Il n’était alors plus question que l’instant magique ne fut pas prolongé, de ne pas poursuivre ce tour de manège sur d’autres scènes de France, d’Europe et du monde. L’écrin de cordes, les arrangements mitonnés notamment par Maxim Moston et Gabriel Kahane, la douce harmonie de la chanteuse et du Quatuor, étaient trop précieux pour être trop rapidement remisés au stade des souvenirs, ne pas être exposés aux yeux et oreilles des collectionneurs de moments de grâce. La tournée fut magique mais un drôle de virus vint l’interrompre comme il devait interrompre la marche du monde.

Alors puisque soudain le rien s’étirait et qu’il fallait bien prendre ce temps que le destin donnait, sans doute aussi dompter la frustration de ne pouvoir jouer, germa l’idée d’un disque pour graver, une fois pour toutes, ce voyage musical sur disque, prolonger le moment. Né d’une expérience vivante, en direct, le disque se devait donc d’en conserver l’authenticité viscérale, la philosophie de l’instant, la vérité et la simplicité, toujours. Les morceaux de l’album seraient donc enregistrés dans les conditions du live comme un concert intime pour la seule postérité. En deux jours de janvier 2021 passés aux Labomatic Studios, et très peu de prises, les musiciens « enfermés » dans la même pièce, mettent en boîte 10 titres produits par Keren Ann, Christophe Colette du Quatuor Debussy et Marc Cardonnel. Une méthode qui sublime les forces et la fragilité de l’exercice, en cajole les douces imperfections et en décuple les merveilles révélées par Bénédicte Schmitt à l’enregistrement et au mix et par le mastering de Dominique Blanc-Francard.

20 ans de carrière en 10 morceaux

Comme un symbole, le disque s’ouvre par la déclaration d’intention, la profession de foi, que pourrait être L’Illusionniste, comme s’il s’agissait pour Keren Ann d’annoncer la couleur : sur ce disque elle « sème les souvenirs qu'[elle] aime » que magnifient les arrangements de Moston, Kahane, Avner Kelmer, mais aussi Stéphane Gassot et Nicolas Guiraud.

En 10 morceaux, ce sont 20 ans et 8 albums d’une carrière volatile, qui sont concentrés et revisités, courant de La Biographie de Luka Philipsen à Bleue, en anglais (By The Cathedral, arrangé par Keren Ann elle-même, Lay Your Head Down, hypnotique, You Have It All to Lose) comme en français ; de ballades mélancoliques (Que n’ai-je ?, tout en ivresse acoustique) ou pastorales (Faire des ronds dans l’eau, en folk de chambre) en tubes emblématiques changés en classiques de score hollywoodien (ce Jardin d’hiver qui donna une seconde vie à Henri Salvador) ; de jours sombres (Ton île prison) en Jours heureux.

Et en clôture, en guise de grand finale, ce Strange Weather, premier single de l’album, bijou de matière noire qui illuminait chaque concert de la tournée, guitare en reverb au riff garage-blues minimaliste mais vibrant, voix de Keren Ann en supplication céleste, bientôt habillées par la soie transparente du Quatuor en une succession de montées olympiennes. En un peu plus de 5 minutes, le morceau se change en tornade qui emporte tout et laisse en bouche un goût d’éternité, trace majeure de ce disque inoubliable de vérité et de simplicité. Un disque comme un manège qui tourne sans fin et dont on ne voudrait pas descendre.

« Compositrice, parolière, musicienne, chanteuse passionnée de son,
la désormais Montmartroise revisite son répertoire en sortant un album
de reprises de ses chansons emblématiques avec le Quatuor Debussy.
» Rolling Stone

« Keren Ann compte deux standarts en or massif dans son répertoire,
Jardin d’hiver et Strange Weather.
» Le Figaro

« Les arrangements néoclassiques du Quatuor Debussy et une guitare électrisée
les éloignent en effet de leur couleur folk originelle […] au profit d’une
solennité nouvelle.
» Ouest France

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1ère partie : Axelle Fanyo

Artiste génération SPEDIDAM

Grand Prix du concours Nadia et Lili Boulanger 2021, Axelle Fanyo est une artiste curieuse et éclectique qui s’épanouit dans une multitude de répertoire, allant de la musique baroque à la musique contemporaine.

On la retrouve sur scène avec Hervé Niquet et Le Concert Spirituel dans deux productions cette saison. Elle a interprété la Baronne dans Les Aventures du Baron de Münchhausen au Théâtre Impérial de Compiègne en octobre dernier. Elle chantera les rôles de Flore et d’une femme Maure dans la comédie-ballet Le Malade Imaginaire de Molière et Charpentier à l’opéra de Massy, puis en tournée à Angers Nantes Opéra, à l’Opéra de Reims et à l’Opéra d’Avignon.

Après avoir chanté Junon dans La Divisione del Mondo de Legrenzi à la Philharmonie de Cologne en 2019, elle continuera en Juin 2022 à Postdam avec le rôle de Pulcheria dans Le Amazzoni nell’isole fortunate de Pallavicino.

Axelle Fanyo est une artiste complète pour qui l’art du récital prend une part toute aussi importante que l’opéra dans sa carrière. Membre du Song Studio de Renée Fleming au Carnegie Hall en 2019, elle gagne la même année la Kaleidoscope Competition à Los Angeles, ainsi que deux prix au Concours-Récital du festival Classica à Montréal. Elle a donné de nombreux récitals en France mais aussi à l’étranger. On a pu l’entendre dernièrement à La
Seine Musicale, à l’Auditorium du Musée d’Orsay, mais aussi à la Phillips Collection de Washington, ou encore au Wigmore Hall de Londres. Membre de l’Académie Orsay-Royaumont 20/21, en duo avec Adriano Spampanato, elle a bénéficié des conseils de duos de maîtres tels que Véronique Gens/Susan Manoff, Stéphanie d’Oustrac/Pascal Jourdan, ou encore Christophe Prégardien/Julius Drake. La saison dernière, Axelle Fanyo a eu l’occasion de participer à deux enregistrements de disques.

« Axelle Fanyo est un genre (artistique) à elle seule […] l’extraordinaire Verlassen de Schoenberg fera mieux que passer et La Dame de Monte-Carlo de Poulenc renouera avec ce qu’on peut bien appeler le génie – et l’humour ravageur – de cette artiste hors format. » La Libre

« C’est Axelle Fanyo qui a créé la surprise, rappelant que l’Afrique est un formidable vivier de voix nouvelles. » Forum Opéra

« Axelle Fanyo, séduisante Elisabeth tant dans l’expression que dans la diction, avec un Dich tuer Halle parfaitement assuré et tenu. » Opéra Magazine

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Saint-Julien-en-Saint-Alban

La commune accueillait pour la première fois un quatuor à cordes dans le cadre d’un concert « Nouveaux Talents » en 2021, au pied de la Chapelle des Roberts. Fort du succès rencontré, la 1ère édition du Festival Julb’en Scène s’associe en 2022 aux Cordes en ballade pour une soirée unique sous les étoiles.

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